larvatus: (rock)
Pour l’Islam, ce n’est plus du mépris que vous exprimez, mais de la haine?
M.H. Oui, oui, on peut parler de haine.
Est-ce lié au fait que votre mère s’est convertie à l’islam?
M.H. Pas tant que ça, parce que je ne l’ai jamais prise au sérieux. C’était le dernier moyen qu’elle avait trouvé pour emmerder le monde après une série d’expériences tout aussi ridicules. Non, j’ai eu une espèce de révélation négative dans le Sinaï, là où Moïse a reçu les Dix Commandements… subitement j’ai éprouvé un rejet total pour les monothéismes. Dans ce paysage très minéral, très inspirant, je me suis dit que le fait de croire à un seul Dieu était le fait d’un crétin, je ne trouvais pas d’autre mot. Et la religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré… effondré! La Bible, au moins, c’est très beau, parce que les juifs ont un sacré talent littéraire… ce qui peut excuser beaucoup de choses. Du coup, j’ai une sympathie résiduelle pour le catholicisme, à cause de son aspect polythéiste. Et puis il y a toutes ces églises, ces vitraux, ces peintures, ces sculptures…
—Michel Houellebecq, entretien par Didier Sénécal,
publié le 01/09/2001
  1. En amour, il y en a toujours un qui souffre et l’autre qui s’emmerde.
  2. Jésus qui nous aime a tant souffert pour nous, donc il nous emmerde.
  3. En faisant souffrir tout le monde, Mahomet a évité cette erreur.
  4. Ainsi l’Islam a devenu la religion la plus divertissante du monde…
larvatus: (Default)
Fraudulent fucking is now a tort in Idaho.
So much for all being fair in love and war.


The prudent among us would henceforth discourage an understanding of fidelity on the part of their lovers.
DSK has it down pat. Not so Sarko.

blue monk

Jan. 30th, 2012 10:50 pm
larvatus: (rock)
Bigotry is the lot of retards. A grown man has enough enemies of all stripes to preempt uniform grudges.



“When I was a kid, some of the guys would try to get me to hate white people for what they’ve been doing to Negroes, and for a while I tried real hard. But every time I got to hating them, some white guy would come along and mess the whole thing up.”
—Thelonious Sphere Monk as quoted by Harry Colomby in Down Beat, Vol. 25, 1958
larvatus: (rock)
Nos femmes prennent tout notre argent pour rester avec nous, tandis que nos putes en prennent un peu pour nous quitter. Lesquelles font donc la meilleure affaire?


Frans de Geetere, Une prostituée et son client, les années 1930s

Nous répétons après Samuel Johnson, qu’un second mariage est le triomphe de l’espoir sur l’expérience. Mais même si on ne peut pas se plonger deux fois de suite dans la même rivière, aucune force de la nature ne lui interdit pas de pisser à chaque fois dans le même égout. De même la facilité de faire renaître une vieille haine contraste avec la difficulté de renouveler une vieille amitié. À cet égard, nos amours sont plus proches des égouts que des rivières.


Basile Poukireff, L’Union mal assortie, 1862
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A young Muslim maid from old Guinea
Sucked frog cock to summon a djinnea:
“I wish for a way
To make the Jew pay!”
Alas, the DA was a ninnea.



Cyrus R. Vance Jr., the Manhattan district attorney,
on 19 May 2001 after the DSK indictment.
Seth Wenig/Associated Press
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As disabled 37-year-old Megan Mariah Barnes was shaving her pubes for the benefit of her new boyfriend in the driver’s seat of her 1995 Ford Thunderbird, her ex-husband Charles Judy took the steering wheel while riding bitch. Thus conjoined in harmonious operation of her automobile across the Florida Keys, they slammed into the back of a 2006 Chevrolet pickup driven by David Schoff. Barnes was charged with the misdemeanor second offense of driving with a revoked license and the felony of leaving the scene of a crash involving injuries. Judy, who had switched seats with his ex-wife in a futile attempt to claim responsibility for her offense, was not charged: “iussisti enim et sic est, ut poena sua sibi sit omnis inordinatus animus.For Thou hast commanded, and so it is, that every inordinate affection should be its own punishment.

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    Lo naturale è sempre sanza errore,
ma l’altro puote errar per malo obietto
o per troppo o per poco di vigore.
    The natural is always without error,
but the other may err through an evil object
or through too much or too little vigor.
    —Dante, Purgatorio, Canto 17, 94-96
“To love is to risk not being loved in return.” This slogan, sometimes traced to Leo F. Buscaglia, or credited to Rollo May, proliferates in self-help manuals, many of them cast in a religious mold. Therein lies a contradiction. If God is love, he cannot but love every man. Then, if to love is to risk not being loved in return, it follows that men cannot love God for want of risk of not being loved by Him.

Nothing in this rebuttal depends on the meaning of is. If God is love, the inference goes through with the copula being interpreted as a relation of identity, predication, or belonging. It might be argued that in loving God man runs the risk of not being loved in return, in the event of His non-existence. But it is implausible that love—unlike its collateral attitudes such as fear—could be predicated without presupposing the existence of the lover and the beloved alike. There is something wrong with our homiletic premisses. Love does not require the risk of not being loved in return. Or else, God is something other than love.
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Les feuilles mortes
paroles : Jacques Prévert ; musique : Joseph Kosma

Oh! je voudrais tant que tu te souviennes
des jours heureux où nous étions amis
En ce temps-là la vie était plus belle
et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle…
Tu vois je n’ai pas oublié
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
les souvenirs et les regrets aussi
et le vent du nord les emporte
dans la nuit froide de l’oubli
Tu vois je n’ai pas oublié
la chanson que tu me chantais

C’est une chanson qui nous ressemble
Toi tu m’aimais
et je t’aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
toi qui m’aimais
et que j’aimais
Mais la vie sépare ceux qui s’aiment
tout doucement
sans faire de bruit
et la mer efface sur le sable
les pas des amants désunis
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
les souvenirs et les regrets aussi
Mais mon amour silencieux et fidèle
sourit toujours et remercie la vie
Je t’aimais tant tu étais si jolie
Comment veux-tu que je t’oublie
En ce temps-là la vie était plus belle
et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui
Tu étais ma plus douce amie…
Mais je n’ai que faire des regrets
Et la chanson que tu chantais
toujours toujours je l’entendrai

C’est une chanson qui nous ressemble
Toi tu m’aimais
et je t’aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
toi qui m’aimais
et que j’aimais
Mais la vie sépare ceux qui s’aiment
tout doucement
sans faire de bruit
et la mer efface sur le sable
les pas des amants désunis.

1950
—Jacques Prévert, Œuvres complètes, tome II, Gallimard, 1996, pp. 785-786


La chanson de Prévert
paroles et musique : Serge Gainsbourg

Oh je voudrais tant que tu te souviennes
Cette chanson était la tienne
C’était ta préférée
Je crois
Qu’elle est de Prévert et
Kosma

Avec d’autres bien sûr je m’abandonne
Mais leur chanson est monotone
Et peu à peu je m’in-
Diffère
À cela il n’est rien
À faire

Peut on jamais savoir par où commence
Et quand finit l’indifférence
Passe l’automne vienne
L’hiver
Et que la chanson de
Prévert

Cette chanson LES FEUILLES MORTES
S’efface de mon souvenir
Et ce jour-là
Mes amours mortes
En auront fini de mourir

1958
—Serge Gainsbourg, Mon propre rôle I, Denoël, 1987, 1991, pp. 56-57






Gréco avait chanté « Les feuilles mortes » ; Gainsbourg compose « La chanson de Prévert ». Il a l’intention de frapper un grand coup, mais se fait tout petit quand il s’agit d’aller demander à Jacques Prévert l’autorisation d’utiliser son nom.
    GAINSBOURG : « Il m’avait reçu chez lui. À dix heures du matin, il attaquait au champagne. Il m’a dit : “Mais c’est très bien mon p’tit gars !” et timidement je lui ai tendu un papier qu’il m’a signé. »
—Gilles Verlant, Gainsbourg, Editions Albin Michel, 1992, p. 55

Jacques Prévert est un con
Jacques Prévert est quelqu’un dont on apprend des poèmes à l’ecole. Il en ressort qu’il aimait les fleurs, les oiseaux, les quartiers du vieux Paris, etc. L’amour lui paraissait s’épanouir dans une ambiance de liberté ; plus généralement, il était plutôt pour la liberté. Il portait une casquette et fumait des Gauloises ; on le confond parfois avec Jean Gabin ; d’ailleurs c’est lui qui a écrit le scénario de Quai des brumes, des Portes de la nuit, etc. Il a aussi écrit le scénario des Enfants du paradis, considéré comme son chef d’œuvre. Tout cela fait beaucoup de bonnes raisons pour détester Jacques Prévert ; surtout si on lit les scénarios jamais tournes qu’Antonin Artaud écrivait à la même époque. Il est affligeant de constater que ce répugnant réalisme poétique, dont Prévert fut l’artisan principal, continue à faire des ravages, et qu’on pense faire un compliment à Leos Carax en l’y rattachant (de la même manière Rohmer serait sans doute un nouveau Guitry, etc.) Le cinéma français ne s’est en fait jamais relève de l’avènement du parlant ; il finira par en crever, et ce n’est pas plus mal.
    Après-guerre, à peu près à la même époque que Jean-Paul Sartre, Jacques Prévert a eu un succès énorme ; on est malgré soi frappé par l’optimisme de cette génération. Aujourd’hui, le penseur le plus influent, ce serait plutôt Cioran. À l’époque on écoutait Vian, BrassensAmoureux qui se bécotent sur les bancs publics, baby-boom, construction massive de HLM pour loger tout ce monde-là. Beaucoup d’optimisme, de foi en l’avenir, et un peu de connerie. À l’évidence, nous sommes devenus beaucoup plus intelligents.
    Avec les intellectuels, Prévert a eu moins de chance. Ses poèmes regorgent pourtant de ces jeux de mots stupides qui plaisent tellement chez Bobby Lapointe ; mais il est vrai que la chanson est comme on dit un genre mineur, et que l’intellectuel, lui aussi, doit se détendre. Quand on aborde le texte écrit, son vrai gagne-pain, il devient impitoyable. Et le « travail du texte », chez Prévert, reste embryonnaire : il écrit avec limpidité et un vrai naturel, parfois même avec émotion ; il ne s’intéresse ni à l’écriture, ni à l’impossibilité d’écrire ; sa grande source d’inspiration, ce serait plutôt la vie. Il a donc, pour l’essentiel, échappe aux thèses de troisième cycle. Aujourd’hui cependant il rentre à la Pléiade, ce qui constitue une seconde mort. Son œuvre est la, complète et figée. C’est une excellente occasion de s’interroger: pourquoi la poésie de Jacques Prévert est-elle si médiocre, à tel point qu’on éprouve parfois une sorte de honte à la lire? L’explication classique (parce que son écriture « manque de rigueur ») est tout à fait fausse ; à travers ses jeux de mots, son rythme léger et limpide, Prévert exprime en réalité parfaitement sa conception du monde. La forme est cohérente avec le fond, ce qui est bien le maximum qu’on puisse exiger d’une forme. D’ailleurs quand un poète s’immerge à ce point dans la vie, dans la vie réelle de son époque, ce serait lui faire injure que de le juger suivant des critères purement stylistiques. Si Prévert écrit, c’est qu’il a quelque chose à dire ; c’est tout à son honneur. Malheureusement, ce qu’il a à dire est d’une stupidité sans bornes ; on en a parfois la nausée. Il y a de jolies filles nues, des bourgeois qui saignent comme des cochons quand on les égorge. Les enfants sont d’une immoralité sympathique, les voyous sont séduisants et virils, les jolies filles nues donnent leur corps aux voyous ; les bourgeois sont vieux, obèses, impuissants, décores de légion d’honneur et leurs femmes sont frigides ; les curés sont de répugnantes vieilles chenilles qui ont inventé le péché pour nous empêcher de vivre. On connaît tout cela ; on peut préférer Baudelaire. Ou même Karl Marx, qui, au moins, ne se trompe pas de cible lorsqu’il écrit que « le triomphe de la bourgeoisie a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, d l’enthousiasme chevaleresque et de la sentimentalité quatre sous dans les eaux glacées du calcul égoïste ». (La lutte des classes en France. [Mais non, il s’agit plutôt du Manifeste du parti communiste. —MZ]) L’intelligence n’aide en rien à écrire de bons poèmes ; elle peut cependant éviter d’en écrire de mauvais. Si Jacques Prévert est un mauvais poète c’est avant tout parce que sa vision du monde est plate, superficielle et fausse. Elle était déjà fausse de son temps ; aujourd’hui sa nullité apparaît avec éclat, à tel point que l’œuvre entière semble le développement d’un gigantesque cliché. Sur le plan philosophique et politique, Jacques Prévert est avant tout un libertaire ; c’est-à-dire, fondamentalement, un imbécile.
    Les « eaux glacées du calcul égoïste », nous y barbotons maintenant depuis notre plus tendre enfance. Or peut s’en accommoder, essayer d’y survivre ; on peut aussi se laisser couler. Mais ce qu’il est impossible d’imaginer, c’est que la libération des puissances du désir soit à elle seule susceptible d’amener un réchauffement. L’anecdote veut que ce soit Robespierre qui ait insisté pour ajouter le mot « fraternité » à la devise de la République ; nous sommes aujourd’hui en mesure d’apprécier pleinement cette anecdote. Prévert se voyait certainement comme un partisan de la fraternité ; mais Robespierre n’était pas, loin de là, un adversaire de la vertu.
Michel Houellebecq, “Jacques Prévert est un con” in Interventions, Flammarion, 1998, pp. 9-14
Cet article est paru dans le numéro 22 (juillet 1992) des Lettres françaises.
larvatus: (Default)
Sigmund Freud’s Beiträge zur Psychologie des Liebeslebens, or Contributions To The Psychology Of Love comprise three articles:
  1. “Über einen besonderen Typus der Objektwahl beim Manne”, Jahrbuch für psychoanalytische und psychopathologische Forschungen, Vol. 2, 1910, pp. 389-97; Gesammelte Werke, VIII, pp. 66-77; “A Special Type of Choice of Object Made by Men”, Standard Edition, Vol. 11, pp. 165-175
  2. “Über die allgemeinste Erniedrigung des Liebeslebens” (Beiträge zur Psychologie des Liebeslebens II), Jahrbuch für psychoanalytische und psychopathologische Forschungen, Vol. 4, 1912, pp. 40-50; Gesammelte Werke, Vol. VIII, pp. 78-91; “On the Universal Tendency to Debasement in the Sphere of Love”, Standard Edition, Vol. 11, pp. 179-190;
  3. “Das Tabu der Virginität” (Beiträge zur Psychologie des Liebeslebens III). Sammlung kleiner Schriften zur Neurosenlehre, Leipzig-Vienna, Vierte Folge, 1917, pp. 229-251; Gesammelte Werke, Vol. XII: 159-180; “The Taboo of Virginity”, Standard Edition, Vol.11, pp. 193-208.
In the second of these articles reproduced below, Freud discusses male impotence that arises from an incestuous fixation on mother or sister. In the broadest strokes that fall short of caricature, his approach derives from the hypothesis that human sexual desires are based on childhood developments that adults ordinarily no longer consciously access. In regard of these developments, Freud identifies two currents in erotic life. The older affectionate current, originally directed towards the infant’s earliest caretakers, typically the mother, eventually becomes complemented by the sensual current that attains its acme during puberty. The oedipal prohibition turns the sensual current elsewhere. But it often remains fixated to its original incestuous objects, whereby the whole of a young man’s sensuality becomes tied to incestuous phantasies in the unconscious. Impotence ensues. Short of this extreme development, pleasure departs from sexual relations. Men seldom combine the two erotic currents, taking complete satisfaction in the same woman instead of directing each current to different women. But perhaps the erotic instinct is bound to remain perpetually unsatisfied in the choice of object. In later work, Freud would develop the argument locating the gain in the processes of sublimation responsible for the development of civilization. Read more... )

siren song

Apr. 17th, 2009 04:48 am
larvatus: (Default)
She sings incessantly every waking moment. She has long since ceased to recognize faces. There is no knowing whether she is suffering. Never a whiner in her full, she gives no sign of complaining on this slide. Her erosion is a lot to envy. Five years ago being scorched into slow extinction seemed the worst lot available to man. All love meant then was wanting to assume it upon oneself. That old longing is back in force. How can she consume this degradation? Why must it remain hers alone? This privacy of laggard death is beguiling. It is worth reaching for. It will not elude your grasp forever.
larvatus: (rock)


The last time my father stood next to me, he was ringing your doorbell and telling you that we loved you. The next day you scraped our child out of your womb.

Leonardo da Vinci, Feto umano nell’utero, 1511

That was nearly five years ago. Now you complain that I am harming you. You have failed at forcing the issue. You are begging me to desist. But I am not doing anything wrong. Nor am I harming you. If you want me to do your bidding, you must understand my reasons and convince me of your understanding. If you can feel remorse, we may benefit from conversation. If you stand on your rights, we have nothing to discuss.
    You offer my survival in some good memories. You offer kindness and a possible friendship. But how you remember me is your business. Your kindness last screeched at me amid 57th Street. Neither of us is good at friendship. I am sorry to hear about your father’s recent death. I offer you my condolences and appreciation of your effort to be responsible. But your responsibility is impossible without remorse. You will be responsible for people who love you; you are sorry if you have hurt me; you are deeply sorry for the baby; but you obsess about your reputation. You will say anything to forget our catastrophe. Is that what you call making peace with the past? You seem to be susceptible to shame. Think of it as your medicine meant to elicit remorse in regard to our common history.
    There are two innocent victims in our story. Neither of us is one. But my guilt is not an issue in what you want from me. Refusal is my right. You have two ways of getting past it: either persuade me that satisfying you is the right thing to do or offer me something I want in return. You want to move on. You claim that my account deters you from doing so. It does nothing of the sort. I am nowise deterred by Usenet libel claiming that I fucked a dog. You are displeased with my versiculi. But pleasure is not your right. And I am nowise obliged to concern myself with whatever pleases you.
    You need to be jarred from complacency. You have cancer of the soul. Your anguish is its symptom. I live with your disparagement. You could likewise live with my diagnosis. Your discomfort stems from recognizing its truth. You suffer from a spiritual malignancy. Seek to cure the disease, not to palliate the symptom.
    I mean to be therapeutic for both of us. I could be wrong. But you haven’t begun to persuade me of my error. As to your offers, I doubt that you have anything I want. But it doesn’t hurt to try. This is not an issue of sexual deviance. Your love of pain was entertaining. Its frustration of your own aims did not stand between us. Nor am I concerned with your failure to live up to your role models of Sex in the City, that bevy of time-worn bags traipsing around Manhattan in search of a steady regimen of penetration. You relate to women even more tenuously than you do to men. You could have friends through interest in people for their own sake, or through interests shared with other people. Neither of us is good at caring for people. But you also lack concerns that might ally you with others. You fail at concentration. Your attractions are notional. You imagine yourself in life and work without realizing any role. You have dabbled in marriage and yearned after motherhood, just as you have dabbled in design and yearned after commerce. You avoid sustained effort. You must work for a living, and you are content with the minimum of work that will keep you alive. Millions of others live like that. Unlike them, you refuse to make peace with mediocrity. You admire the drive towards betterment but fail to keep up on its path. Things get too complicated. Progress is too much to bear. It’s fun to whine about aimlessness and regret childlessness. It’s a drag to create a business or stay the course to become a mother.

Johanna Schwarzbeck, AFTER ABORTION, 1993

You might look up Johanna. She is your kindred soul, supplementing sex in the city with syringes. Even closer to your home comes a movie about a Chinese woman who seeks to reverse the effects of aging by consuming her own foetus. The only side effect of her success is a fishy body odor. George Orwell observed that “in the West we are divided from our fellows by our sense of smell”. As an exile from ideology, I prefer to divide myself from the advocates of class struggle and gender privilege. Tyranny stinks. I accept the attribution of foetal cannibalism to domination by the Chinese Communist regime. The party rules you to this day. In your doctrinary moods, you always had issues with my material comforts. But the roots of your resentment may be more ancient. Think of Euripides’ Medea, the tale of a woman who kills her own children in order to punish their father Jason for trying to start a new family. Medea addresses grieving Jason at verse 1396, which David Kovacs translates as: “Your mourning has yet to begin. Wait until old age.” The Greek original is twice as concise:
Μήδεια: οὔπω θρηνεῖς: μένε καὶ γῆρας.
Medea: [not yet adv] [sing a dirge, wail verb 2nd sg pres ind act]: [await, expect verb 2nd sg pres imperat act] [and conj] [old age noun sg neut acc]
You may have fancied yourself unwittingly, Medea to my Jason. Perhaps you deserve to address me as ψευδόρκου καὶ ξειναπάτου, breaker of [my] own oath and deceiver of a stranger. For my part, I broke nothing and deceived no one. Perhaps you fear running out of chances upon reaching your fifth decade. For my part, every day brings new beginnings. Your dirge is unripe. Oupô thrêneis: mene kai gêras.
    Perhaps Latin will suit you better than Greek. In his speech for Aulus Cluentius in 66 B.C., Cicero recalls a certain Milesian woman convicted of a capital crime for an abortion that she brought on by medicines, having been bribed to do so by those who stood to inherit the father’s estate in the absence of his unborn child. And rightly so, says he, inasmuch as she had abolished the hope of the father, the memory of his name, the supply of his race, the heir of his family, a prospective citizen of the republic. But as the great orator wrote to Atticus seventeen years later, in the midst of a civil war that doomed his republican cause, ut aegroto, dum anima est, spes esse dicitur. It is said that for a sick man, there is hope as long as there is life. Set aside the rest of the story, from Pompey’s flight from Italy to the ensuing display of Cicero’s hands and head on the Rostra in the Forum. You may yet redeem your errors. If you could save three lives, you would restore the balance. Let me know how it goes. If you can take my help, I will give it.
larvatus: (Default)
Michael Lewis dishes out definitive business advice:
Danny Moses, who became [Steve] Eisman’s head trader [at FrontPoint Partners], was another who shared his perspective. Raised in Georgia, Moses, the son of a finance professor, was a bit less fatalistic than [Vincent] Daniel or Eisman, but he nevertheless shared a general sense that bad things can and do happen. When a Wall Street firm helped him get into a trade that seemed perfect in every way, he said to the salesman, “I appreciate this, but I just want to know one thing: How are you going to screw me?”
    Heh heh heh, c’mon. We’d never do that, the trader started to say, but Moses was politely insistent: We both know that unadulterated good things like this trade don’t just happen between little hedge funds and big Wall Street firms. I’ll do it, but only after you explain to me how you are going to screw me. And the salesman explained how he was going to screw him. And Moses did the trade.
Hence the difference between business and pleasure. Thus spake Rod Stewart, thrice married, twice divorced, sire to seven children from five different women: “Instead of getting married again, I’m going to find a woman I don’t like and just give her a house.” No cause for inquiry there.
larvatus: (rock)
     cum suis vivat valeatque moechis,
quos simul complexa tenet trecentos,
nullum amans vere, sed identidem omnium
ilia rumpens;

nec meum respectet, ut ante, amorem,
qui illius culpa cecidit velut prati
ultimi flos, praetereunte postquam
tactus aratro est.
     Memoria teneo Milesiam quandam mulierem, cum essem in Asia, quod ab heredibus secundis accepta pecunia partum sibi ipsa medicamentis abegisset, rei capitalis esse damnatam; nec iniuria quae spem parentis, memoriam nominis, subsidium generis, heredem familiae, designatum rei publicae civem sustulisset.
I recall that, when I was in Asia, a certain Milesian woman was convicted of a capital crime, because she had brought on abortion by medicines, having been bribed to do so by the heirs next in line; and rightly so, inasmuch as she had abolished the hope of the father, the memory of his name, the supply of his race, the heir of his family, a prospective citizen of the republic.

 — for R..... Y.... W...    


City bustle. Fading light.
You’ll have company tonight.
At your service, all your men.
They will make you whole again.

Rig your hopes and tell you lies.
Bust a nut between your thighs. 
Fart and snore and pay no heed
While dreams dwindle and recede.

Others not so long ago
Lit you up and made you glow,
Nights fulfilled you, but the dawn
Found you wan and woebegone.

Lest your gloom ensued in spawn
Its conclusion got withdrawn:
Scrape the foetus from within,
Glom more solace for your skin.

City bustle. Fading light.
You will sleep alone tonight.
One good woman, no good men.
Love can’t make you whole again.
Amours de voyage I have allowed myself to call them, as distinguished from the love we may have for localities wherein our everyday lot is cast.”
— Vernon Lee, Genius Loci, 1898
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                      Trophies and Rewards
                 True measure of compatibility,
                 Their happiness, a secret clause:
                 He will surrender to senility
                 Before she reaches menopause.
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― for Fred Rexer  

I have long believed that love must be pervasive or bogus. The kind of love that generates bereavement must also be permanent. On several occasions I have been cured of living love by dint of its object proving itself unworthy. The rule of “de mortuis nil nisi bonum” ensures that that cannot happen with the object of love gone beyond the pale of all change. Read more... )
larvatus: (Default)
Extending final felicitations of dearly departing 2005 to all my friends and readers.
        Ballade du dernier amour         Ballad of the Final Love
Mes souvenirs sont si nombreux
Que ma raison ny peut suffire.
Pourtant je ne vis que par eux,
Eux seuls me font pleurer et rire.
Le présent est sanglant et noir ;
Dans lavenir quai-je à poursuivre ?
Calme frais des tombeaux, le soir !...
Je me suis trop hâté de vivre.
My memories are so profuse,
My reason cannot measure up.
Yet I abide only through them,
Only they make me cry or laugh.
The present is bloodied and dark;
In the future, what's left to inspire?
Peaceful chill of the tomb, at night!...
I have hastened too much in living.
Amours heureux ou malheureux,
Lourds regrets, satiété pire,
Yeux noirs veloutés, clairs yeux bleus,
Aux regards quon ne peut pas dire,
Cheveux noyant le démêloir
Couleur dor, débène ou de cuivre,
Jai voulu tout voir, tout avoir.
Je me suis trop hâté de vivre.
All my loves requited or not,
Regrets encumber, surfeit overwhelms,
Velvety black eyes, limpid blue eyes,
Glancing in ways unfit for telling,
Tresses that submerge the comb
Of gold, of ebony, of copper,
I have sought to see all, to own all.
I have hastened too much in living.
Je suis las. Plus damour. Je veux
Vivre seul, pour moi seul décrire
Jusquà lodeur de tes cheveux,
Jusquà léclair de ton sourire,
Dire ton royal nonchaloir,
Tévoquer entière en un livre
Pur et vrai comme ton miroir.
Je me suis trop hâté de vivre.
I am worn. No more love. I want
To live apart, for myself to set forth
Your hair, to equal its fragrance,
Your smile, to equal its radiance,
To capture your regal aplomb,
To recall all of you in a book
Pure and true as your mirror.
I have hastened too much in living.
        Envoi         Envoy
Ma chanson, vapeur dencensoir,
Chère envolée, ira te suivre.
En tes bras jespérais pouvoir
Attendre lheure qui délivre ;
Tu mas pris mon tour. Au revoir.
Je me suis trop hâté de vivre.
My song, fumes of a censer,
Will trail you, my darling flown,
In your arms hopeful I would
Await the hour that delivers;
You have taken my turn. Goodbye.
I have hastened too much in living.
Charles Cros (1842-1888), Le Coffret de santal, 1873, in Charles Cros et Tristan Corbière, Œuvres complètes, Paris: Gallimard, 1970, pp. 105-106 ― translated by MZ

isolation

Oct. 23rd, 2005 03:18 am
larvatus: (Default)
« En amour, la seule victoire, c’est la fuite. »        
― Napoléon Bonaparte        
Pendant la première partie de sa vie, on ne se rend compte de son bonheur qu’après l’avoir perdu. Puis vient un âge, un âge second, où l’on sait déjà, au moment où l’on commence à vivre un bonheur, que l’on va, au bout du compte, le perdre. Lorsque je rencontrai Belle, je compris que je venais d’entrer dans cet âge second. Je compris également que je n’avais pas atteint l’âge tiers, celui de la vieillesse véritable, où l’anticipation de la perte du bonheur empêche même de le vivre.
― Michel Houellebecq, La possibilité d’une île, Fayard, 2005, p. 173; voir aussi l’entretien du 25 août 2005 et La fracture Houellebecq de 27 octobre 2005, publiés dans Le Nouvel Observateur
During the first part of his life, one becomes aware of his happiness only after having lost it. Then comes an age, a second age, when one already knows, as soon as he starts to live in happiness, that he is going to end up losing it. When I met Belle, I understood that I had just entered this second age. I also understood that I had not reached the third age, that of true infirmity, when the anticipation of losing happiness altogether prevents one from living it.
― translated by MZ

Rembrandt van Rijn, Susanna and the Elders, 1647, Mahogany, 76.6 x 92.7 cm, Gemäldegalerie, Berlin
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